Kinshasa, 2 mars 2026- Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a affiché une position ferme face aux dérives constatées sur les réseaux sociaux. Lors du conseil des ministres du vendredi 30 mars, le Chef de l’État a décrété la tolérance zéro à l’égard des abus en ligne, notamment la désinformation, les injures publiques, les discours de haine et les tentatives de manipulation de l’opinion.
D’après le compte rendu fait par le porte-parole du gouvernement, selon le Président, si les plateformes numériques constituent des outils essentiels d’expression et de participation citoyenne, leur usage dévoyé représente une menace réelle pour la cohésion nationale, l’ordre public et la stabilité sociale. Il a ainsi rappelé que la liberté d’expression, garantie par la Constitution, ne saurait être assimilée à un permis de diffamer, d’inciter à la violence ou de propager des fausses informations.
Le Chef de l’État a souligné que le pays dispose déjà d’un cadre juridique adapté : le Code du numérique. Ce texte encadre l’utilisation des plateformes digitales et prévoit des mécanismes de prévention, de régulation et de répression des comportements déviants. Toutefois, il a déploré que cet instrument reste encore insuffisamment connu et appliqué.
Dans cette optique, renchéri le compte-rendu, des instructions ont été données aux membres du Gouvernement concernés afin de proposer et de mettre en œuvre des mesures concrètes d’encadrement. Il s’agit de promouvoir un usage responsable, éthique et rationnel des réseaux sociaux, tout en veillant au respect des libertés fondamentales et au principe de proportionnalité des éventuelles mesures restrictives.
Le ministre en charge de la Communication et des Médias a, pour sa part, été appelé à assurer une vulgarisation large et continue du Code du numérique à travers des campagnes de sensibilisation accessibles et pédagogiques. Les magistrats devront également bénéficier d’un accompagnement spécifique afin de garantir une application cohérente et dissuasive des dispositions prévues par la loi.
Au-delà de la régulation, le Président de la République a insisté sur la nécessité d’une gouvernance plus structurée des usages numériques, incluant l’éducation aux enjeux liés aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle. Les secteurs de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur sont ainsi appelés à intégrer progressivement des modules de formation au numérique responsable dans les programmes académiques.
Un mécanisme de suivi régulier a été instauré, avec l’exigence de rapports circonstanciés tous les quinze jours de la part des ministres concernés. À travers cette démarche, le Chef de l’État entend instaurer une culture numérique fondée à la fois sur la liberté, la responsabilité et le respect des valeurs républicaines.









