Kinshasa, 2 mars 2026- Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a salué, lundi 2 mars 2026, la décision du Département du Trésor des États-Unis d’Amérique, à travers son Office of Foreign Assets Control (OFAC), d’imposer des sanctions visant les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que quatre de leurs hauts responsables.
Dans un communiqué officiel, l’exécutif congolais estime que ces mesures constituent “un signal clair” en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Washington reproche aux responsables sanctionnés leur implication directe aux côtés du Mouvement du 23 mars (M23) dans les opérations militaires menées sur le territoire congolais.
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Pour le Gouvernement congolais, cette décision américaine traduit la nécessité d’une cohérence entre les engagements diplomatiques et les réalités observées sur le terrain. Les autorités rappellent que la stabilisation durable de l’Est du pays et, plus largement, de la région des Grands Lacs, passe par la cessation de tout appui aux groupes armés et par le respect strict des principes du droit international.
Kinshasa insiste également sur l’importance de la mise en œuvre effective des engagements souscrits dans le cadre des Accords de Washington, considérés comme un cadre essentiel pour désamorcer les tensions sécuritaires persistantes.
La RDC a exprimé sa « profonde reconnaissance » envers les États-Unis pour leur implication constante dans les efforts visant à restaurer la paix, tant sur le sol congolais que dans l’ensemble de la région des Grands Lacs. Les autorités congolaises encouragent Washington à poursuivre, avec constance et sens des responsabilités, les démarches entreprises en faveur du respect des engagements pris par les différentes parties.
Enfin, le Gouvernement congolais réaffirme sa détermination à œuvrer, aux côtés de ses partenaires régionaux et internationaux, pour le rétablissement complet de la paix, de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Alors que la situation sécuritaire demeure fragile dans plusieurs provinces de l’Est, Kinshasa voit dans ces sanctions un appui diplomatique majeur à sa quête d’une paix durable et définitive.









