Mayuano, 2 mars 2026- Moins de la moitié des enfants issus des communautés autochtones sont enregistrés à l’état civil dans la chefferie de Babila-Bakwanza, en territoire de Mambasa, province de l’Ituri. C’est ce qu’a révélé, lundi 2 Mars 2026, Kembabo Diabo Juvenal Musangania, préposé de l’état civil de la deuxième chambre basée à Mayuano, dans le groupement Bapwele, chefferie de Babila-Bakwanza, en territoire de Mambasa, (Ituri).
Selon lui, les statistiques locales montrent que moins de 50 % des enfants autochtones, notamment pygmées et Bila, sont déclarés dans le délai légal de trois mois après la naissance. Cette situation contraste avec celle d’autres communautés non autochtones vivant à Mayuano et dans les environs, dont la majorité procède régulièrement à l’enregistrement des naissances.
Le préposé rappelle que l’enregistrement à l’état civil permet à l’enfant d’obtenir la nationalité congolaise et de jouir de ses droits, notamment l’accès à l’éducation, aux documents officiels et à la protection juridique. Il appelle les chefs de villages à renforcer la sensibilisation au sein des communautés afin d’améliorer le taux de déclaration des naissances.
S’agissant de l’enregistrement des décès, Kembabo Diabo Juvenal, déplore également une faible déclaration, attribuée à l’ignorance de la population sur l’importance de cette démarche administrative. En revanche, il salue l’engagement des jeunes et des familles dans la célébration des mariages civils au sein de sa juridiction.
Toutefois, l’insécurité persistante dans certaines zones de la chefferie freine les activités de l’état civil. Plusieurs parents, contraints de fuir leurs villages, accouchent hors de leur milieu d’origine sans procéder par la suite à l’enregistrement des naissances. Le préposé appelle ainsi les autorités à renforcer la sécurité afin de faciliter le bon fonctionnement des services de l’état civil.
Roger KAKULIRAHI









