Kinshasa, 2 mars 2026- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir repris plusieurs localités stratégiques du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, à l’issue d’affrontements contre la coalition rebelle M23-AFC et ses alliés, dont le groupe Twirwaneho.
Dans une mise à jour opérationnelle des opérations Sukola 2 Sud, l’armée congolaise évoque une ,“énième violation du cessez-le-feu” qu’elle attribue aux rebelles dans la zone de Nyawaranga.
Selon un communiqué signé par le porte-parole des opérations, le lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, les FARDC disent avoir d’abord “riposté aux provocations et tirs de l’ennemi” avant de lancer une contre-offensive.
Les autorités militaires annoncent ainsi la reprise des cités et villages de Mikenge, Kakenge, Kisirita, Bilalombila et Bidegu 1, présentés comme des positions stratégiques dans cette partie du territoire de Fizi.
Toujours d’après la même source, plusieurs combattants rebelles auraient été neutralisés au cours des affrontements. L’armée fait état de cinq éléments capturés, de dix-sept autres qui se seraient rendus et de onze corps abandonnés sur le champ de bataille. Parmi ces derniers figureraient, selon les FARDC, un commandant de brigade du M23-AFC ainsi qu’un officier logistique affilié au groupe Twirwaneho.
Du matériel militaire aurait également été saisi, notamment des fusils d’assaut de type AK-47, une mitrailleuse lourde de 12,7 mm, un mortier de 60 mm, une arme PKM, un pistolet anti-drone ainsi que des équipements de communication.
Le commandant ad intérim du secteur opérationnel Sukola 2 Sud, le colonel Apoko Bangala Michel, affirme agir conformément aux directives du chef d’état-major général des FARDC. Il appelle la population de Mikenge et des environs “au calme et à la vigilance”, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de campagnes de désinformation.
L’armée congolaise réaffirme, enfin, sa détermination à “mettre hors d’état de nuire” les groupes armés encore actifs dans la région.









