Beni, 3 mars 2026- La Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) est accusé d’être de mèche avec des organisations terroristes en République démocratique du Congo. Cette accusation a été faite par le colonel Mak Azukay Mongwa, porte-parole ad intérim des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) via une discussion avec un membre de cette organisation.
Selon l’officier militaire, certains animateurs et activistes des droits humains affiliés à cette structure se seraient illustrés comme propagandistes du terrorisme. Il a notamment cité le coordonnateur de la CRDH, Jean-Paul Paluku Ngahangondi, ainsi que d’autres membres.
Les autorités accusent ces responsables d’avoir gardé le silence sur plusieurs faits jugés graves, parmi lesquels la découverte de trois fosses communes au Sud-Kivu, le bombardement de sites civils à Kisangani ainsi que des incidents liés à la manipulation de drones dans la périphérie de Rubaya. Ces événements auraient causé la mort de plusieurs exploitants artisanaux de minerais.
Les FARDC évoquent également l’existence présumée d’un groupe WhatsApp qui aurait été créé pour faire l’apologie du terrorisme. Toujours d’après la même source, le Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme, relevant de la Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), ainsi que la Cour pénale internationale (CPI), seraient saisis du dossier.
Roger KAKULIRAHI









