Beni, 04 mars 2026 – L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a confirmé ce mercredi 4 mars, l’incursion armée qui a visé le quartier général du Parc National de l’Upemba, situé à Lusinga, dans le sud-est du pays. L’attaque s’est produite mardi 3 mars, selon un communiqué officiel signé par la direction générale.
Dans un communiqué, l’ICCN précise qu’un groupe d’assaillants non identifiés a pénétré dans l’enceinte de la station de Lusinga, semant la panique parmi les agents en poste. Les motivations des auteurs de cette attaque ne sont pas encore connues, mais les autorités parlent d’une agression grave contre un site classé parmi les aires protégées du pays.
Le directeur général de l’ICCN, Milan Yenga a convoqué une cellule de crise dès les premières heures de la matinée. En concertation avec les Forces Armées de la République Démocratique du Congo(FARDC) et les services de sécurité, plusieurs mesures ont été prises pour sécuriser les lieux et protéger le personnel, dans le respect des normes nationales et internationales.
A l’en croire, le contrôle total du parc et de la station de Lusinga a été rétabli par les forces de défense et de sécurité. Un dispositif renforcé resterait en place afin de prévenir toute nouvelle incursion et d’assurer la continuité des activités de conservation.
Le bilan humain et matériel est lourd. Cinq membres du personnel du parc ont perdu la vie au cours de l’attaque. Des équipements ont été pillés et plusieurs infrastructures ont subi d’importantes destructions, compromettant temporairement certaines opérations sur le terrain.
Dans le document, l’ICCN condamne « avec la plus vive fermeté » une violation qu’il qualifie de flagrante de l’ordre juridique national et des conventions internationales. L’institution rappelle que les aires protégées bénéficient d’un principe de neutralité et de non-belligérance, en tant que patrimoine commun relevant du droit international de l’environnement.
La direction générale a salué l’engagement des agents du Parc national de l’Upemba, tombés « au sacrifice de leur vie » pour la préservation de la biodiversité congolaise. Elle a présenté ses condoléances aux familles des victimes et assuré que les auteurs de cette attaque devront répondre de leurs actes, tout en réaffirmant son engagement en faveur de la protection durable des écosystèmes du pays.
Magloire TSONGO

