Kinshasa, 11 mars 2026- Le Gouvernement a réagi aux explosions survenues à l’aube du mercredi 11 mars 2026, dans la ville de Goma, qui ont causé des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels.
Dans un communiqué, le gouvernement indique avoir “pris connaissance des explosions survenues à l’aube de ce mercredi 11 mars 2026 dans la ville de Goma, ayant entraîné des pertes en vies humaines ainsi que des dégâts matériels importants” écrit Patrick Muyaya, porte parole du gouvernement.
Les autorités congolaises ont exprimé leur profonde tristesse face aux victimes enregistrées, notamment le décès de Karine Buisset, ressortissante française employée par UNICEF en République démocratique du Congo. Le gouvernement “présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches, au Gouvernement de la République française ainsi qu’à l’ensemble de la communauté humanitaire”.
Dans le même communiqué, Kinshasa a salué le travail des organisations humanitaires opérant dans les zones affectées par le conflit. Le gouvernement souligne “l’engagement remarquable des acteurs humanitaires qui, dans des conditions particulièrement difficiles, poursuivent leur mission d’assistance auprès des populations civiles affectées par le conflit”.
Selon les autorités, « les circonstances exactes de ces incidents intervenus en zones occupées ainsi que l’origine des explosions signalées font actuellement l’objet d’enquêtes par les services habilités, en vue de tirer toute la lumière sur les faits”.
Le gouvernement réaffirme par ailleurs “son attachement au respect du droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection des populations civiles et du personnel humanitaire opérant sur toute l’étendue du territoire national y compris les zones sous occupation”.
Dans ce contexte, Kinshasa estime que la protection des civils passe notamment par « le retrait des troupes rwandaises et de leurs supplétifs de l’ Alliance Fleuve Congo/M23 des zones du territoire national qu’elles occupent illégalement, ainsi que par la restauration pleine et entière de l’autorité légitime de l’État congolais sur l’ensemble de son territoire”.
Enfin, le gouvernement congolais affirme demeurer « pleinement engagé à travailler avec les Nations Unies et l’ensemble de ses partenaires afin de contribuer à l’établissement des faits relatifs à ces incidents et au renforcement de la protection des populations civiles”.

