Kinshasa, 12 mars 2026- La décision visant à interdire la vente des denrées alimentaires à l’air libre tarde toujours à se concrétiser sur le terrain. Pourtant, le 30 septembre 2025, le ministre provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Patricien Gongo, avait annoncé une mesure jugée ferme pour améliorer les conditions sanitaires dans la capitale.
Dans une note circulaire rendue publique à cette date, l’autorité provinciale avait formellement interdit la vente à l’air libre des denrées alimentaires sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa.
L’objectif affiché était de réduire les risques de contamination et la propagation de certaines maladies, dans un contexte où une grande partie de l’alimentation vendue dans la rue est exposée à la poussière, aux mouches et à d’autres sources d’insalubrité.
Pour permettre aux commerçants de s’adapter, le ministère avait accordé un moratoire de trente jours aux vendeurs concernés afin qu’ils se conforment à la nouvelle réglementation. Passé ce délai, les contrevenants devaient s’exposer à des sanctions sévères, selon les termes de la circulaire.
Six mois après l’expiration de ce moratoire, la réalité sur le terrain semble toutefois inchangée. Dans de nombreux marchés, avenues et carrefours de la capitale, la vente à l’air libre de poissons, viandes, légumes ou plats préparés se poursuit comme auparavant, sans contrôle visible ni mesures coercitives.
Cette situation suscite des interrogations parmi les observateurs et les consommateurs. Entre l’annonce d’une décision jugée salutaire et son application effective, un décalage persistant demeure, révélant les difficultés de mise en œuvre de certaines politiques publiques dans la capitale.

