Kinshasa, 16 mars 2026- Le parti d’opposition Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC) a salué la promulgation, le 14 mars 2026, par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de la loi portant création du Tribunal pénal économique et financier (TPEF) et du Parquet national économique et financier (PNEF), une réforme que cette formation politique qualifie de “tournant majeur” dans la lutte contre la criminalité économique en RDC.
Dans une déclaration politique rendue publique lundi 16 mars à Kinshasa et signé par le député national Van Walessa, président a.i, la NOGEC estime que cette législation, désormais désignée sous l’appellation de “Loi Mutamba”, constitue une avancée décisive dans la lutte contre la corruption, les détournements de deniers publics et les infractions économiques.
Selon le parti, cette réforme s’inscrit dans la dynamique de consolidation de l’État de droit et de renforcement des mécanismes de justice financière dans le pays.
« NOGEC soutient cette réforme majeure, qui constitue une avancée décisive dans la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics et toutes formes de criminalité économique. Elle s’inscrit dans notre combat républicain pour la consolidation d’un véritable État de droit en République démocratique du Congo”, indique la déclaration.
Le parti rappelle également que l’initiative de cette réforme a été portée par son guide idéologique, Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, sur instruction du chef de l’État.
“Par la promulgation de cette loi, le Chef de l’État reconnaît, honore et immortalise ainsi son ancien ministre de la Justice, qui a servi le pays avec loyauté et dignité en apportant des réformes significatives au système judiciaire congolais”, affirme le NOGEC.
La formation politique soutient par ailleurs que la mise en place de cette réforme avait suscité de fortes résistances au sein de certaines sphères judiciaires et politiques.
« Cette réforme a été l’une des pommes de discorde entre l’ancien ministre de la Justice, Mutamba, et certaines hautes sphères de la magistrature et de la politique”, souligne le parti, estimant que ces tensions ont conduit à ce qu’il qualifie de “complot politico-judiciaire” contre son leader.
Dans sa déclaration, la NOGEC affirme que son guide idéologique “paie aujourd’hui avec dignité le prix de son combat”, faisant référence à sa condamnation et à son emprisonnement que le parti juge “injustes”.
Enfin, le parti appelle à reconnaître la paternité de cette réforme à son initiateur, soulignant que dans la pratique parlementaire, certaines lois portent souvent le nom de ceux qui les ont proposées.
« Dans la pratique parlementaire, une loi porte souvent le nom de son initiateur, d’où l’appellation “Loi Mutamba”, à l’instar de la loi Bakajika, de la loi Lokondo, de la loi Loando, de la loi Muyaya ou encore de la loi Macron”, conclut la déclaration.
La NOGEC réaffirme ainsi son engagement à poursuivre le combat pour la défense des ressources nationales et pour l’instauration d’une justice économique plus rigoureuse au service du peuple congolais.

