Kinshasa, 16 mars 2026- Le quatrième congrès de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) s’est tenu dimanche 15 mars 2026 à l’hôtel Béatrice, à Kinshasa, dans un contexte politique marqué par des tensions autour des déclarations de son président national, Modeste Bahati Lukwebo, sur le débat constitutionnel.
À l’issue de ces assises quinquennales prévues par les statuts du parti, Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, a été reconduit à la tête de la formation politique pour un nouveau mandat de cinq ans. Le congrès a également réaffirmé l’appartenance de l’AFDC à la plateforme Union sacrée de la nation, soutenant le chef de l’État, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Les congressistes ont par ailleurs adopté plusieurs résolutions visant la réorganisation interne du parti, notamment la création de quatre nouvelles structures : l’Inspection générale du parti, le Comité des sages, la Commission de discipline et le Collège des conseillers nationaux. Le président national a reçu mandat pour leur mise en place au pays comme à l’étranger.
Dans son discours de clôture, Modeste Bahati Lukwebo a remercié les militants pour la confiance renouvelée et promis de poursuivre son engagement au sein de l’Union sacrée et aux côtés du chef de l’État. Il a également réaffirmé la volonté de son parti de contribuer à la transformation socio-économique du pays afin de mettre fin au paradoxe d’un Congo riche en ressources naturelles mais dont la population reste confrontée à de grandes difficultés.
Parallèlement, l’attention de l’opinion reste tournée vers le Sénat, où une pétition visant sa déchéance circule parmi certains collègues, malgré les excuses et clarifications apportées par Bahati Lukwebo au sujet de ses propos sur la Constitution. Des cadres du regroupement politique AFDC-A ont également exprimé leur désaccord avec sa position récente.

