Kinshasa, 17 mars 2025- Le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati, pourrait perdre son poste au sein du bureau de cette chambre haute du Parlement.
Dans un communiqué rendu public mardi 17 mars, la rapporteure du bureau annonce que la pétition contre Modeste Bahati sera examinée lors de la plénière convoquée ce mercredi 18 mars. Il sera notamment question de mettre en place une commission spéciale chargée d’analyser ce dossier.
Dany Kasongo, initiateur de la pétition, a indiqué lundi, lors de la rentrée parlementaire, que cette démarche vise à sanctionner leur collègue pour « incompétence dans ses responsabilités de deuxième vice-président ».
Depuis plusieurs mois, des voix au sein du Sénat et de l’opinion publique pointent du doigt la gestion de certaines affaires administratives et politiques par Modeste Bahati. Ses détracteurs lui reprochent notamment un manque de leadership et des décisions controversées qui auraient fragilisé la cohésion du bureau. La tension autour de son rôle s’est accentuée à l’approche de la rentrée parlementaire, exacerbant les divisions entre groupes parlementaires.
La pétition, initiée par plusieurs sénateurs, reflète un climat de mécontentement croissant et marque une étape rare dans l’histoire récente du Sénat, où il est inhabituel qu’un membre du bureau fasse l’objet d’une procédure de sanction directe. Les observateurs politiques suivent de près ce dossier, qui pourrait avoir des répercussions sur l’équilibre des forces au sein de cette chambre haute.

