Kananga, 19 mars 2026 – Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a clôturé, mercredi 18 mars 2026, la formation des acteurs de la société civile et des commissaires de la Commission provinciale Vérité, Justice et Réconciliation (CPVJR) sur les notions de crimes graves et les violations des droits de l’homme.
Cette formation, qui s’inscrit dans le cadre du projet “Promotion de la justice transitionnelle pour la consolidation de la paix au Kasaï et au Kasaï Central”, visait à doter les participants des compétences nécessaires pour la collecte de dépositions dans les lieux emblématiques du Kasaï Central.
Ces assises de trois jours ont abordé notamment les notions relatives aux crimes internationaux, la répression par les juridictions congolaises, la protection des victimes et des témoins, ainsi que les violences sexuelles en temps de conflit.
Selon le professeur Augustin Loko Mfuamba, président de la CPVJR, ces acteurs, désormais outillés pour identifier tous types de crimes, seront déployés sur le terrain afin de rechercher la vérité et d’identifier les victimes des crimes internationaux commis lors du conflit Kamuina Nsapu.
“Nous avons le devoir de creuser, de fouiller afin que la vérité des faits soit exhumée ; ensuite, nous passerons par la justice transitionnelle avant d’aboutir à la réconciliation”, a précisé le président de la CPVJR.
Grâce Mudimbi, actrice de la société civile et l’une des participantes, a salué l’apport du BCNUDH dans la mise en œuvre de la justice transitionnelle à travers la CPVJR, pour faire la lumière sur les crimes commis dans la région du Kasaï et permettre des mesures de réparation en faveur des victimes.
Le début de la collecte des dépositions marque l’opérationnalisation du mandat de la CPVJR au Kasaï Central, à savoir la recherche de la vérité, la justice et la réconciliation des communautés jadis en conflit.
David Saveur MIKOBI

