Mambasa, 25 mars 2026- Accusés d’avoir rejoint le M23, les Wazalendo de Mayuano et Ndimo sortent du silence et rejettent catégoriquement ces allégations. Ils parlent de fausses informations et réaffirment leur engagement aux côtés du FPP/AP pour la défense du territoire et de la population.
Dans une déclaration ferme, leur porte-parole, Mathumo Heshima, balaie les accusations.
“Nous n’avons jamais rejoint le M23. La défection d’un individu ne peut en aucun cas être assimilée à une position collective”, insiste-t-il.
Sur le terrain, le message est clair : les Wazalendo disent rester engagés dans le processus de paix tout en maintenant leur posture de défense face aux menaces sécuritaires. Ils appellent la population de Mambasa à ne pas céder à la désinformation et à continuer de soutenir leurs actions.
Ces mises au point interviennent après la sortie, le 23 mars, de l’ONG COARDHO/Irumu, qui affirmait qu’un groupe armé actif à Mayuano et Ndimo avait basculé dans le camp du M23 et opérait désormais contre les forces gouvernementales. Une accusation que les Wazalendo jugent infondée.
Dans la foulée, les unités du Mouvement des Résistants Patriotes Congolais (MRPC), présentes dans la zone, reconnaissent des cas isolés de défection vers le M23/RDF, mais assurent que l’essentiel des troupes reste fidèle au FPP/AP.
Elles réaffirment leur ligne : combattre les groupes armés étrangers, notamment les ADF/MTN et l’AFC-M23-RDF, et protéger les populations locales.
Les signataires saluent également les efforts des autorités militaires au Nord-Kivu et en Ituri, ainsi que la stratégie du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans la lutte contre les groupes armés.
“La patrie ou la mort ; nous mourrons debout, arme à la main”, martèlent-ils.
À travers cette sortie, les Wazalendo/FPP-AP entendent reprendre le contrôle du narratif et rassurer l’opinion sur leur position dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu.
Roger KAKULIRAHI, à Mambasa

