Kinshasa, 27 mars 2026- La Commission Justice et Paix Congo (JPC), structure technique de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), a présenté, vendredi 27 mars 2026, les résultats de son projet d’appui au renforcement de l’engagement de la société civile, lors d’une journée portes ouvertes organisée à l’ambassade de la Grande-Bretagne en République démocratique du Congo.

Organisée dans la salle Amani de la représentation diplomatique, cette activité marque la clôture d’un programme ambitieux centré sur l’éducation civique et électorale, la promotion des valeurs, la transformation des mentalités ainsi que la participation inclusive au processus démocratique. Ce projet a bénéficié de l’appui du gouvernement britannique à travers le Foreign, Commonwealth & Development Office.

Mis en œuvre en collaboration avec plusieurs partenaires, notamment l’École de Formation Électorale en Afrique Centrale et la plateforme des jeunes PAMOJA, ainsi que les commissions diocésaines Justice et Paix, le programme visait à répondre aux défis récurrents observés lors des cycles électoraux en RDC.
La cérémonie s’est tenue en présence de Alyson King, ambassadrice de la Grande-Bretagne en RDC, accompagnée de son équipe, ainsi que des élèves dits « Super Champions », bénéficiaires du projet dans son volet dédié à la sensibilisation à l’éducation civique, électorale et à la cohésion sociale.
Prenant la parole, le Secrétaire exécutif de la JPC/CENCO, Cyril Ebotoko, a présenté de manière synthétique les résultats obtenus, tout en revenant sur le contexte et les objectifs de cette initiative. Il a notamment souligné l’importance de renforcer la culture démocratique au sein de la jeunesse congolaise.
“Nous avons choisi de poursuivre avec l’éducation civique, en ciblant particulièrement les nouveaux majeurs, c’est-à-dire les jeunes qui atteindront l’âge de voter en 2028. L’objectif est de voir s’ils peuvent impulser un changement dans notre manière de conduire le processus électoral. Si ce processus est bien mené, nous espérons aboutir à un développement effectif de notre pays. Même si nous avons également travaillé avec les femmes et les jeunes de manière générale, le programme mené dans les écoles revêt une importance particulière. C’est en effet là que nous formons les futurs dirigeants : les prochains chefs d’établissement, évêques, députés. C’est dans ce vivier que se construit l’avenir. Nous avons ainsi constitué un noyau de 5.200 “champions” en éducation civique et en cohésion sociale. Nous comptons nous appuyer sur cet échantillon pour déployer, à grande échelle, des actions de formation en éducation civique” a-t-il fait savoir.
Dans son mot d’ouverture, l’ambassadrice britannique a, pour sa part, rappelé les motivations qui sous-tendent l’engagement de son pays, mettant en avant la promotion des valeurs démocratiques et de la participation citoyenne comme piliers essentiels du partenariat.
L’activité a également été marquée par un moment d’échanges directs entre les jeunes participants et les autorités diplomatiques. Ces discussions, axées sur les enjeux démocratiques et l’actualité, ont suscité un vif intérêt auprès des élèves et de leurs encadreurs.
Lancé à la suite de l’observation de quatre cycles électoraux marqués par un faible taux de participation notamment chez les jeunes et les femmes ainsi que par un déficit en éducation civique et électorale, le projet AREC ambitionne de contribuer à l’émergence d’une nouvelle classe politique en RDC.
À travers des initiatives telles que des séances de sensibilisation et des quiz organisés dans les écoles, le programme entend former une génération de citoyens informés, responsables et engagés. La cible principale reste les nouveaux majeurs, en particulier les élèves appelés à devenir les électeurs de demain.

