Kinshasa, 30 mars 2026- Le dossier relatif aux violences infligées à une patiente ayant récemment accouché, actuellement examiné devant le tribunal de paix de Kinkole, à Kinshasa, prend une nouvelle tournure à la lumière des témoignages.
Les déclarations du docteur David Balanganayi, qui affirmait avoir agi en se fondant sur des propos attribués à la grand-mère de la patiente, ont été mises à mal.
Appelée à témoigner, la grand-mère de Dorcas a catégoriquement nié avoir déclaré que sa petite-fille était têtue ou qu’elle n’obéissait qu’à coups de chicotte.
“Tout ce qu’on dit ici, je ne connais pas ça. Je le dis au nom de Dieu que je prie. Mentir est mauvais. Je suis une maman qui prie. On m’avait juste remis le bébé”, a-t-elle affirmé.
Ces propos contredisent également ceux d’un autre témoin, qui soutenait que la grand-mère aurait suggéré cette méthode pour calmer sa petite-fille.
La patiente a subi une déchirure après l’accouchement. Selon le docteur, elle refusait qu’il intervienne pour réaliser la suture, nécessaire afin d’arrêter l’hémorragie et de sauver sa vie.
L’affaire a été renvoyée au mercredi 1er avril, avec la comparution attendue de la victime, afin d’éclairer davantage la religion du tribunal.
La rédaction

