Kinshasa, 28 mars 2026- Cadre influent de l’Union sacrée, Jean Thierry Monsenepwo a clarifié sa position sur l’avenir du président Félix Tshisekedi, affirmant qu’il ne souhaite pas d’un troisième mandat, mais bien du “premier mandat de la 4e République”. Une déclaration choc prononcée lors d’une conférence de presse samedi 28 mars m, à Kinshasa.
Monsenepwo justifie cette posture par l’impératif sécuritaire et le développement du pays. “Aucun pays au monde ne peut se développer sans sécurité”, a-t-il martelé. Selon lui, la RDC souffre depuis près de 30 ans d’une insécurité chronique dans l’Est, qui a fragilisé l’État, infiltré ses institutions et paralysé ses forces armées.
Pour le cadre de l’Union sacrée, la continuité du président Tshisekedi est donc stratégique. “Interrompre son action en 2028 serait un risque majeur pour notre pays”, a-t-il averti, évoquant un possible “retour de bâton” si les réformes engagées, notamment la réorganisation de l’armée et des services de renseignement, ne sont pas achevées.
Monsenepwo a également insisté sur l’importance de poursuivre les programmes de développement tels que le PDL-145 territoires et de mettre un terme aux influences extérieures jugées déstabilisatrices, pointant notamment le rôle du président rwandais Paul Kagame et de ses relais.
S’exprimant sur la question constitutionnelle, il a rappelé que dans une démocratie, le débat sur la Constitution n’est jamais figé et que chaque Congolais peut proposer des idées nouvelles sur le fonctionnement de l’État. Cependant, il a souligné que l’urgence du moment est la stabilité et la continuité du leadership, conditions indispensables pour garantir le développement et la sécurité du pays.
Avec cette sortie, Jean Thierry Monsenepwo redéfinit le cadre du débat politique en RDC et inscrit le président Tshisekedi comme l’architecte du “premier mandat de la 4e République”, relançant un débat déjà brûlant au sein de l’opinion et de l’élite politique.

