Bunia, 10 avril 2026- La salle polyvalente de la commune Mbunya, en ville de Bunia chef-lieu de la l’Ituri a accueilli, 10 avril 2026, un atelier de formation destiné aux femmes et jeunes filles, axé sur les dangers de la désinformation et des violences numériques.
Organisée par la MONUSCO, dans un contexte marqué par l’expansion rapide des usages du numérique, cette initiative visait à renforcer les capacités des participantes face aux dérives observées sur les plateformes digitales.
Animée par Jean Tobi Okala, chef de l’information publique de la Monusco, la session a permis d’aborder plusieurs thématiques clés, notamment les mécanismes de propagation de la désinformation, ses conséquences sur la société, ainsi que les profils et motivations des auteurs de violences numériques.
Les échanges ont également débuté par une clarification des notions fondamentales liées à la désinformation et aux cyberviolences.
Par ailleurs, des bonnes pratiques ont été partagées afin d’aider les participantes à mieux se protéger en ligne. Parmi celles-ci figurent la vérification des sources d’information, la protection des données personnelles, ainsi que les comportements appropriés face au cyberharcèlement.
Prenant la parole, Jean Tobi Okala a souligné l’émergence d’une nouvelle forme de violence touchant particulièrement les femmes :
“On se rencontre à nos jours face à une nouvelle violence qui frappe les femmes à cause de leur genre, ce qu’on appelle la violence numérique. Il était question de tirer leur attention que, la meilleure façon de lutter contre ce nouveau phénomène est la protection de sa vie privée. Il faut se protéger, la loi existe, mais il faut de moyens pour porter plainte, pour trouver un avocat, mais si chacun faisait attention à ce qu’il diffuse et au imagine qu’il propage, cela pourrait lutter efficacement contre ce phénomène” a déclaré Jean Tobi Okala
À travers cet atelier, les organisateurs entendent promouvoir une utilisation responsable, sécurisée et éclairée des outils numériques, avec un accent particulier sur l’autonomisation des femmes dans l’espace digital.
Cette activité s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre les abus en ligne et de promotion d’un environnement numérique sain et inclusif.
Il convient de noter que cette initiative a été rendue possible grâce au plaidoyer du Collectif des organisations de la société civile de l’éducation, de la santé et de l’agriculture (COSCES), ainsi que du Réseau genre éducation et développement (REGED).
Denis MUNGURIEK AN

