Kinshasa, 23 avril 2026- La polémique autour de la présence d’épouses lors de certaines missions officielles des autorités judiciaires continue d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux en RDC. Entre indignation, critiques et interprétations divergentes, la question suscite de nombreuses réactions dans l’opinion.
Face à cette controverse, le coordonnateur du Centre de réflexion juridique de lutte contre l’impunité (CRJLI), Franck Kalolo, appelle à une lecture rigoureuse des textes régissant les institutions de la République.
Selon lui, une grande partie des commentaires observés dans l’espace public découle d’une méconnaissance des règles juridiques qui encadrent le fonctionnement des hautes institutions, notamment celles du pouvoir judiciaire.
“Les avantages, privilèges et le statut des membres de la Cour constitutionnelle de la RDC sont détaillés dans le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle, notamment aux articles 30, 31 et 32. Ces avantages sont complétés par l’ordonnance n°16-070 du 22 août 2016 qui précise l’usage d’une cocarde pour les véhicules de fonction”, rappelle-t-il.
Pour le juriste, ces dispositions démontrent que les prérogatives accordées aux membres des institutions ne sont pas arbitraires, mais bel et bien encadrées par des textes légaux précis et accessibles.
Dans ce contexte, Franck Kalolo estime que le débat public devrait davantage s’appuyer sur la connaissance des normes en vigueur plutôt que sur des perceptions ou interprétations approximatives.
“Bref, je recommande aux Congolais de lire les lois de la République qui lient les institutions afin de quitter l’ignorance”, a-t-il martelé.
Alors que la controverse continue d’enfler sur les plateformes numériques, cette mise au point remet en lumière la nécessité d’un débat fondé sur le droit et non sur les émotions, dans un contexte où les institutions judiciaires restent particulièrement scrutées par l’opinion publique.
La rédaction

