Kinshasa, 28 avril 2026- L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) se félicite des progrès enregistrés depuis plus de trois ans dans l’encadrement du secteur. Lors d’un briefing presse organisé lundi 27 avril, son Directeur général, Miguel Katemb, a mis en avant l’impact de la vulgarisation des textes légaux ainsi que la progression du chiffre d’affaires de son institution.
D’après les chiffres présentés, le secteur est passé de 300 millions de dollars en 2022 à plus de 2 milliards de dollars en 2023 et 2024. Une baisse a toutefois été enregistrée en 2025, avec un chiffre d’affaires estimé à un peu plus d’un milliard de dollars, conséquence directe de la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Il à révélé que sur le terrain, les contrôles menés par l’ARSP ont conduit à la suspension de plus de 400 entreprises de sous-traitance pour inéligibilité dans les provinces du Kongo Central, du Haut-Uélé et du Kasaï Oriental. Une mission de contrôle est également annoncée dans le Lualaba dans les prochains jours.
Selon le DG Miguel Katemb, le cadre légal impose par ailleurs une participation majoritaire congolaise de 51 % dans les entreprises de sous-traitance, contre 49 % pour les partenaires étrangers, dans le but de renforcer la présence nationale dans ce secteur stratégique.
Dans la dynamique de promotion de l’emploi, l’ARSP a récemment signé un partenariat avec l’Office National de l’Emploi (ONEM), visant à publier prochainement une liste d’emplois stables, validée en collaboration avec les entreprises principales pour garantir la fiabilité des données.
Reconnaissant les résistances au changement, Miguel Katemb a insisté sur une approche progressive : «Nous avançons méthodiquement, en tenant compte du climat des affaires et du respect des textes légaux», a-t-il affirmé.
Intervenant également lors de ce briefing, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, est revenu sur la situation sécuritaire dans l’Est, qu’il considère comme un facteur déterminant dans le ralentissement de certaines activités économiques.
Il a également évoqué l’évolution du processus de Doha, précisant qu’une réunion est prévue ce mardi pour fixer les modalités d’une première mission chargée d’évaluer le respect du cessez-le-feu, à la suite des discussions en Suisse.
Selon le porte-parole du gouvernement, malgré les efforts diplomatiques en cours, « le Rwanda et les éléments de l’AFC/M23 poursuivent leurs agissements dans les hauts plateaux». Il a assuré que les Forces armées de la RDC restent mobilisées pour contenir ces menaces.
Les prochains cycles de discussions devraient également intégrer la question du protocole humanitaire, avec pour objectif de faciliter l’accès de l’aide aux populations affectées par le conflit.
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