Kinshasa, 29 Avril 2026- La République démocratique du Congo (RDC) marque sa présence à la session extraordinaire élective de la 7ᵉ législature du Parlement panafricain (PAP), ouverte à Midrand, avec une délégation conduite par le Rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli.
À dominante électorale, cette session vise le renouvellement du Bureau du PAP, des bureaux des commissions permanentes ainsi que des cinq caucus régionaux, conformément au principe de rotation entre les régions du continent. Pour l’exercice 2026, la présidence du Bureau revient à l’Afrique du Nord, succédant à l’Afrique australe. Les autres postes de vice-présidence sont répartis comme suit : Afrique de l’Est (1er vice-président), Afrique de l’Ouest (2e), Afrique centrale (3e) et Afrique australe (4e).
La délégation congolaise, composée également des députés nationaux Sakata Moke Tawab Garry et Wangoie Mukalay Marie-Thérèse, participe activement aux consultations en cours. Elle entend jouer un rôle déterminant lors du second tour des scrutins relatifs aux commissions et caucus, où les postes de président, vice-président et rapporteur sont en jeu.
Au-delà des enjeux électoraux, la session a été marquée par la prestation de serment de 64 nouveaux parlementaires issus de plusieurs États africains. La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, représentant le président en exercice de l’organisation.
Dans leur serment, les nouveaux membres se sont engagés à servir les peuples africains, à défendre les textes fondamentaux de l’Union africaine et à promouvoir la bonne gouvernance, la démocratie, les droits humains ainsi que la paix et la stabilité sur le continent.
À l’issue de cette séquence solennelle, les travaux se poursuivent à huis clos, notamment autour de l’organisation du processus électoral dont les scrutins sont prévus le 30 avril.
Dans un contexte continental confronté à de multiples défis politiques et sécuritaires, cette session de Midrand s’annonce décisive pour l’avenir du Parlement panafricain. Elle offre aux États membres, dont la RDC, une tribune stratégique pour renforcer leur influence et contribuer à la consolidation de la gouvernance africaine.

