Kinshasa, 1er mai 2026- Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement salué la décision du Département du Trésor des États-Unis, via l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), d’imposer des sanctions ciblées contre l’ancien président Joseph Kabila. Cette mesure intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est du pays, marqué par l’activisme des groupes armés et les accusations d’ingérence étrangère.
Dans son communiqué, l’exécutif congolais estime que ces sanctions constituent « un acte important » dans la lutte contre l’impunité et le respect de la souveraineté nationale. Les autorités soulignent également leur portée opérationnelle, notamment en limitant les capacités de mobilisation financière et logistique susceptibles d’alimenter la guerre et l’instabilité dans la région.
Le gouvernement rappelle par ailleurs que la justice congolaise s’est déjà prononcée sur le cas de l’ancien chef de l’État, le condamnant pour des faits graves tels que trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre et atteinte à la sûreté de l’État. Kinshasa insiste sur la nécessité de responsabiliser tous les acteurs impliqués dans la déstabilisation du pays.
Selon les autorités, la situation sécuritaire dans l’Est reste préoccupante, en raison des actions attribuées aux Forces de défense rwandaises (RDF) et à leurs alliés du mouvement M23. Ces violences continuent d’entraîner des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et de graves violations des droits humains.
Kinshasa a également exprimé sa reconnaissance à l’administration de Donald Trump pour cette décision, qu’il considère comme un soutien aux efforts internationaux en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs. Le gouvernement appelle à l’adoption de mesures similaires contre tous les acteurs impliqués dans l’insécurité persistante.
Enfin, les autorités congolaises réitèrent que la paix durable passe par la vérité, la justice et la réparation pour les victimes. Elles exigent notamment le retrait immédiat et sans condition des forces rwandaises du territoire congolais ainsi que la cessation de tout soutien aux groupes armés, conformément aux engagements internationaux en vigueur.
Le gouvernement affirme poursuivre, de son côté, la mise en œuvre de bonne foi des processus de paix en cours, avec pour objectif le rétablissement complet de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

