Cour militaire : l’ex-chef d’état-major des FARDC Christian Tshiwewe et ses coaccusés à la barre

Kinshasa, 4 juin 2026- La Haute Cour militaire a ouvert, jeudi 4 juin, à Kinshasa l’audience publique consacrée à l’examen du dossier mettant en cause l’ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ainsi que neuf autres prévenus, parmi lesquels plusieurs officiers supérieurs et un civil.

L’ancien patron de l’armée congolaise a comparu devant la plus haute juridiction militaire du pays aux côtés des généraux John Numbi Banza Ntambo, Maurice Nyembo Kufi, Chinyabuuma Kamukinde, John Ngoy wa Kabila et John Sangwa Muhemedi. Trois colonels, à savoir Guy Mukombozi Zahinda, Pathy Sangwa Lumbu et Christophe Tshibangu Kenge, ainsi que le civil Pascal Nyembo Muyumba figurent également parmi les accusés.

Selon l’acte d’accusation, les prévenus sont poursuivis pour plusieurs infractions graves, notamment complot, trahison, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, violation des consignes, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et de munitions de guerre ainsi qu’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

L’affaire remonte à l’année 2025, dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et de guerre dans l’Est du pays. Plusieurs officiers généraux et supérieurs avaient alors été interpellés par les services de sécurité dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de complot et de trahison contre l’État.

Parmi les personnalités arrêtées figurait le général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des FARDC et ancien conseiller militaire du président de la République. Des sources sécuritaires avaient alors évoqué une vaste opération visant des officiers soupçonnés d’activités de déstabilisation des institutions du pays.

Au fil des investigations, plusieurs autres officiers supérieurs ont été mis en cause et placés à la disposition de la justice militaire. Après plusieurs mois d’instruction, le ministère public a décidé de renvoyer les différents prévenus devant la Haute Cour militaire afin qu’ils répondent des faits qui leur sont reprochés.

L’ouverture de ce procès est suivie avec attention tant par les milieux politiques que sécuritaires, en raison du rang élevé de plusieurs accusés et de la gravité des infractions retenues à leur charge.

La Haute Cour militaire devra examiner les éléments de preuve présentés par le ministère public ainsi que les moyens de défense des prévenus avant de se prononcer sur leur responsabilité éventuelle dans cette affaire.

Conformément au principe de la présomption d’innocence, les personnes poursuivies sont considérées comme innocentes jusqu’à l’intervention d’une décision judiciaire définitive.

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