Mambasa, 8 Juin 2026- Les corps de dix-sept civils découverts le 23 mai 2026 au village Kidini, dans la cellule Mongalyema, groupement Andifele, chefferie des Walese-Karo, en territoire de Mambasa (Ituri), n’ont toujours pas été inhumés. Plus de deux semaines après cette découverte macabre, les dépouilles demeurent sans sépulture, une situation qui suscite de nombreuses inquiétudes au sein de la population locale.
Réagissant à cette situation, l’Organisation non gouvernementale de défense des droits humains (ONGDH) Protection Plus a exprimé, dans une déclaration rendue publique, lundi 8 juin, sa profonde indignation. L’organisation estime que ce retard dans l’inhumation des victimes constitue une grave atteinte à la dignité humaine et reflète l’ampleur de la crise sécuritaire et humanitaire qui frappe cette partie de l’Ituri.
Selon cette structure de défense des droits humains, ces victimes auraient été tuées lors d’incursions attribuées aux rebelles des ADF. Elle souligne que le fait de laisser les dépouilles sans enterrement prolonge la souffrance des familles endeuillées et prive les victimes du respect qui leur est dû après leur décès.
« Nous insistons sur le fait que le respect des morts est un devoir fondamental de toute société civilisée, et que laisser des corps sans sépulture constitue une blessure profonde pour la dignité humaine et la mémoire collective », a déclaré , défenseur des droits humains et responsable de l’ONGDH Protection Plus. L’organisation exige des autorités compétentes l’organisation urgente et sécurisée des funérailles pour ces victimes.
Protection Plus appelle également à la sécurisation des lieux concernés afin de faciliter les opérations d’inhumation et d’éviter toute dégradation supplémentaire. L’ONG réitère enfin son plaidoyer en faveur d’un renforcement des mesures de sécurité dans le territoire de Mambasa, où les populations continuent de payer un lourd tribut aux violences des groupes armés.
Roger KAKULIRAHI

