Kinshasa, 12 octobre 2024- La question de la révision constitutionnelle alimente de plus en plus le débat en République Démocratique du Congo. Le parti au pouvoir UDPS avec son secrétaire général Augustin Kabuya a officiellement lancé la campagne de toucher cette loi fondamentale.
Alors que des voix se lèvent pour contester cette démarche, maître Donald Kabasele, cadre de cette formation politique salue le courage de son Secrétaire général d’avoir rappelé à l’opinion cette promesse de leur lider Maximo, Etienne Tshisekedi, d’heureuse mémoire, fondateur de l’UDPS.
“Permettez moi de saluer le courage d’Augustin Kabuya qui nous a rappelé un testament (…) Nous avons pris la décision politique d’aller avec cette constitution, mais avec une promesse et c’est ce que le secrétaire général Augustin Kabuya a rappelé. Il a dit: “Le Président Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, parce que nous nous assumons. Il avait dit. Le jour où l’UDPS sera au pouvoir nous reviendrons sur la question de cette constitution”, a-t-il fait remarquer.
Il indique qu’à l’adoption de cette constitution en 2006 sur base d’un référendum, son parti l’UDPS était contre plusieurs matières exposés dans cette loi mère.
“Nous n’étions pas d’accord sur la forme républicaine qui avait été donné à notre pays. Nous avions un point de vue contraire. De deux, nous n’étions pas pour le pluralisme politique béant comme il est aujourd’hui. Vous savez je ne sais pas, nous tendons vers 1000 ou 8000 partis politiques aujourd’hui, nous on voulait bien-sûr le pluralisme politique mais on devrait y prévoir des mécanismes de limitation pour empêcher que sur le 100 millions de congolais que nous avons si chacun decide d’avoir un parti politique, nous n’étions pas d’accord”.
Ce cadre de l’Union Sacrée précise, en outre, que son parti l’UDPS qui avait boycotté le référendum n’était pas non plus d’accord sur le principe du suffrage universel direct et la question de la nationalité tels que repris dans l’actuelle constitution.
Maître Donald Kabasele soutient que cette constitution émanant, dit-il, des belligérants a démontré ses limites. Pour preuve, il fait notamment allusion aux difficultés rencontrées lors du premier mandat sous le coalition FCC-CACH pour la formation du gouvernement mais aussi au début de ce nouveau quinquennat pour la mise en place des institutions.
Cédric BEYA

