Kinshasa, 17 octobre 2024- En marge de la présentation de la loi de finances rectificative 2024, débattu mercredi 16 octobre, le député national Carly Nzanzu Kasivita a été trop exigeant. Dans son intervention, l’élu du territoire de Beni a invité le Gouvernement congolais à la “rationalité” dans la gestion des finances publiques.
Il regrette que les entités territoriales décentralisées (ETD) et des provinces ne soient pas considérées, pourtant promotrices des projets de développement.
A l’en croire, il est « inimaginable » qu’un membre du Gouvernement central puisse quitter Kinshasa pour inaugurer un “forage” à l’intérieur de la province. Pour lui, il s’agit des depenses inutiles qui, malheureusement restent dans la perdition.
“Je souhaiterai que le Gouvernement puisse prendre ses engagements pour nous éviter la perdition des fonds de l’Etat. Nous avons beaucoup des problèmes dans ce pays, je crois qu’il faut rationaliser les dépenses publiques. Nous avons vu que dans plusieurs lignes budgétaires, il n’y a pas de rationalité. Je voudrais parler d’une recommandation relative à l’exécution du budget d’investissement pour les comptes des provinces et des ETD qui se fait ici à Kinshasa », a-t-il déclaré.
Et de poursuivre : “Nous avons tous choisi la rationalisation comme mode de gestion de la République, il est inimaginable que des forages qui est un besoin au niveau local, au niveau des provinces soit identifié ici à Kinshasa et que les investissements qui sont faits ne soient pas en cohérence avec la réalité. Dans le cadre du projet 145 territoires, j’ai vu dans un village un exécutant du marché public qui ne connaissait même pas là où se situe ce village. Je crois que nous devrions comprendre qu’il y a des compétences au niveau de la province, des ETD et qu’il faut responsabiliser les provinces. On a choisi ce mode de gestion parce que plus de 32 ans, nous avions constaté les failles de la centralisation du pouvoir. Il est inimaginable pour exécuter un forage, que quelqu’un quitte Kinshasa pour l’exécution d’un forage dans le Sud-Ubangi. Déjà, le coût de transport, de logement, ça implique de plus. Nous voudrions bien rationaliser les dépenses pour répondre aux priorités de l’Etat », a-t-il poursuivi.
Il faut noter que les députés ont, tard dans la nuit déclaré recevable le projet de loi de finances rectificative 2024. Ce budget revu est chiffré à 15,8 milliards de francs congolais. Après le vote, ce budget a été envoyé à la commission economico-financiere (Ecofin) de l’Assemblée nationale pour un examen approfondi.
Selon les prescrits de la chambre basse du parlement, cette commission dispose de 10 jours à dater du jeudi 17 octobre pour rendre le travail à tous les députés.
Magloire TSONGO

