Mambasa, le 13 Novembre 2024: Nombreuses écoles secondaires du groupement Busanza, dans la chefferie de Bwisha en territoire de Rutshuru, une zone sous contrôle des combattants M23 soutenus par le Rwanda, traversent plusieurs difficultés pour bien fonctionner cette année scolaire 2024-2025, encore en cours.
D’après des sources locales ceci fait suite aux deux ans sans activités scolaire dans cette partie de la province du Nord kivu, occasionné par guerre des M23 contre des FARDC. Un des chefs d’établissement de la place estime que, la crise monétaire est à la base de cette situation. Selon lui, on observe à un effectif très faible dans les écoles. Les jeunes en âge scolaire se livrent aux antivaleurs suite au manque de frais scolaires par leurs parents.
Cette situation inquiète au plus haut niveau l’un des responsables d’école dans la zone. Hakizimana Ngerageze Joel, préfet des études à l’institut Kakondo, qui s.est exprimé sur cette situation de l’éducation dans la zone, révèle par ailleurs qu’il y a des salles des classes qui n’ont qu’un ou deux élèves. Les élèves abandonnent des études suite au manque de frais scolaires dit-il.
“ici à Busanza, les écoles œuvrent avec beaucoup de difficultés. Nombreux écoliers sont toujours au quartier. On a certaines classes dans différentes écoles qui ont été fermées. Dans certaines écoles, les classes qui fonctionnent encore ont moins d’élève que prévu. Cette situation est causée par la crise économique, vous savez nous vivons grâce à la culture des maniocs mais actuellement on ne peut plus cultiver. Nous manquons si nous allons faire quel moyen pour que les enfants étudient encore. Certains partent à Kampala et d’autres restent ici dans le village. En revenant de Kampala, certains autres deviennent fumeur de chanvre et à nous fait vraiment mal de constater cela.” a-t-il déclaré à la presse.
Notons que, cette zone est encore sous menace des combattants M23 soutenus par le Rwanda. C’est depuis plusieurs mois que les habitants vivent dans cette zone avec la peur au ventre. Les responsables d’école invitent le gouvernement a vite agir avant que cette situation ne ruine l’avenir de toute une zone.
Roger KAKULIRAHI

