Aru, le 23 Janvier 2025 – L’insécurité en province de l’Ituri, située dans la partie Est de la RDC n’a pas encore dit son dernier mot, malgré l’accalmie observée dans certaines entités jadis champs des batailles entre groupes armés.
Face à cette situation persistante, l’Association culturelle pour le développement de l’Ituri (UNADI) déplore le manque de suivi et d’accompagnement par les autorités congolaises des accords signés par les groupes armés. Pour elle, cela est l’une des causes de cette situation 3 ans après l’instauration de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu.
“L’absence de suivi des accords et d’accompagnement des autorités font que la situation tourne en rond dans la province de l’Ituri, ce qui nous font croire qu’il faut identifier l’intérêt des uns et des autres en Ituri, on se demande quel est l’intérêt du chef de l’État en Ituri, parce que tout ce que les gens font comme recommandation pour qu’on arrive à une paix garantie, malheureusement en vain”, a dit Michel Meta Wani, président de l’UNADI.
D’un autre côté, ce dernier juge mal les allégations selon lesquelles les communautés seraient les fournisseuses des armes aux groupes armés.
“Ça nous fait mal au cœur à tout moment de charger les communautés d’être derrière les groupes armés, alors que c’est grâce à ces communautés que les groupes armés sont identifiés et d’autres arrivent à déposer les armes. Il y’a aucune communauté en Ituri qui a donné des armes aux groupes armés, mais c’est vrai il peut y avoir une ou deux personnes des communautés qui ont acheté des ames que nous ne connaissons pour quelle raison, c’est pourquoi il y’a les services de sécurité qui doivent faire leur travail pour identifier ces acteurs”, a-t-il ajouté
Il appelle ainsi le chef de l’État à l’écoute des cris de détresse de la population de l’Ituri, qui est sous menace de différents groupes armés locaux et étrangers.
Il y a lieu de signaler que, l’Association culturelle pour le développement de l’Ituri regroupe 21 communautés de cette province.
Denis MUNGURIEK AN

