Kinshasa, 27 fevrier 2025- Libéré il y a quelques jours, l’acteur politique Jean-Marc Kabund n’a pas tardé à donner son point avis au regard de la dégradation de la situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC.
Pour cet opposant du régime Tshisekedi, cette situation est facilitée par l’irresponsabilité de la classe politique congolaise dans son ensemble.
“Le Rwanda est actuellement responsable de l’insécurité dans l’Est, mais il convient de reconnaître que cette situation est facilitée par l’irresponsabilité de la classe politique congolaise dans son ensemble, et particulièrement par tous les régimes qui se sont succédé depuis 1960. Cette classe politique est composée d’individus sans scrupules et irresponsables, qui privilégient leurs intérêts personnels au détriment du pays et de l’ensemble de la population”, a-t-il déclaré au média Jeune Afrique.
Et d’ajouter: “malheureusement, Félix Tshisekedi, en tant que président, n’est ni l’homme de la situation, ni capable de renverser la tendance pour provoquer une rupture avec l’ancien système, qui doit impérativement passer par la refondation de l’État”.
Pour des raisons existentielles, a-t-il renchéri, la RDC doit se doter d’une armée forte, disciplinée et dissuasive, d’une police républicaine, de services de sécurité professionnels et capables d’anticiper, d’une justice indépendante, garante de la stabilité sociale et de la cohésion nationale, ainsi que d’une administration solide et d’une diplomatie de puissance et d’action.
“Ces six instruments de puissance contribueront à la construction d’un État dans sa dimension métaphysique et empêcheront que les anti-valeurs ne deviennent partie intégrante de sa gestion (…) La communauté internationale doit condamner le Rwanda et l’exhorter à quitter le territoire congolais”, a poursuivi ce leader du parti politique Alliance pour le changement.
Cependant, il estime que la solution passe par un dialogue direct entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame dans le cadre du processus de Luanda. Pour lui, ceci permettra d’obtenir un cessez-le-feu sur le terrain, afin de reprendre les activités humanitaires dans toute la partie Est du pays et de soulager les populations meurtries par la guerre.
Riel LUKOMBO

