Kinshasa, 7 mars 2025- Sans citer leurs noms, une structure citoyenne “Le Centre de recherche en finances publiques et développement local“ (CREFDL) en sigle, fait savoir, à travers un communiqué, daté du 7 mars 2025, la suppression de 13 députés nationaux litigieux dans la rubrique rémunération de l’Assemblée nationale.
D’après cette organisation, le trésor public prenait en charge un total de 513 députés nationaux. Il se réjouit ainsi que son contrôle citoyen permet à la caisse de l’État de récupérer un total de 1,5 millions payés par an à ces élus fantômes.
“L’Assemblée nationale est revenue à la raison et se conforme aux lois de la RDC. Ce retour à la normale est une victoire de l’action du contrôle citoyen, menée par CREFDL au cours de l’exercice budgétaire 2024. Le retrait des dépenses de rémunération de l’effectif de 13 députés inscrits arbitrairement dans la Loi de finances 2025 permettra au trésor public d’économiser 1,5 millions $ par an, qui devraient lui échapper”, lit-on dans le communiqué.
Une victoire d’étape car le combat n’est pas fini. Le CREFDL révèle avec regret le maintien dans la Loi de finances, la prise en charge de 2.756 membres des cabinets du bureau de l’Assemblée Nationale, alors que son Règlement intérieur n’autorise qu’un total de 207 (personnel politique affecté aux cabinets à 58, le personnel d’appoints à 70 et domestique à 80).
De même, elle déplore aussi l’absence de transparence dans la Loi de finances 2025 des dépenses financées par le “fonds spécial d’intervention”, qui s’élèvent à 182 millions S représentant la valeur moyenne de 2276 écoles à construire en RDC.
Toutefois, il dit réitérer ses recommandations formulées dans son courrier adressé au Président de la chambre basse du parlement le 29 mai 2024 et insiste sur la baisse du train de vie de l’Assemblée nationale.
Cédric BEYA

