Kinshasa, 11 mars 2025- Trois hauts cadres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) ont été auditionné durant plus de 9 heures du temps, lundi 10 mars, par des magistrats de l’auditorat supérieur militaire, à Kinshasa.
Au sortir de cette séance, Ferdinand Kambere, secrétaire général adjoint du parti cher au président honoraire Joseph Kabila, a indiqué que lui, ainsi qu’Aubin Minaku et Emmanuel Shadary, respectivement Vice-président et Secrétaire permanent du parti, ont été entendus sur base d’une déclaration d’Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale.
Ce dernier avait, le 25 février, lors de la présentation de nouveaux animateurs de ce parti d’Opposition dont lui également est l’heureux promu, avait déclaré que le PPRD devrait sortir des actions clandestines pour des actions ouvertes.
“Finalement ils ont interrogé sur la même comme lorsque nous étions au ministère de l’intérieur. C’est-à-dire, on partait d’une phrase assassine qui serait sortie du contexte de l’installation du nouveau comité, de la bouche du camarade, vice président Aubin. Il était sortie “fini le temps du silence, fini le temps des actions clandestines, il nous faudra faire vivre le parti des actions ouvertes. Et ils ne se sont limités qu’à ça”, a fait savoir Ferdinand Kambere.
Quant à leur défense, il a soutenu que ces propos étaient un commentaire essentiellement destinés aux membres de leur parti au regard des évènements troubles traversés dont des querelles internes, divisions et des départs.
Ainsi, avec la restructuration du parti apporté par son initiateur, ce message était un moyen pour eux de créer l’unité, la cohésion afin de travailler main dans la main pour la conquête du pouvoir par les voies démocratiques.
Ferdinand Kambere rejette par conséquent le fait de vouloir assimilé leur formation politique à un mouvement insurrectionnel.
Il considère ainsi tous ces tracasseries par le pouvoir en place comme un acharnement bien plus encore comme une crainte du retour de leur autorité morale Joseph Kabila ainsi que du PPRD aux affaires après plusieurs temps de rupture.
“Ils pensaient que c’était un parti mort maintenant avec cette réorganisation, ils sont en train de voir un parti sur lequel ils se sont trompés du début à la fin. C’est encore un parti qui a son ancrage sociologique et dans la masse. On a compris que c’est ça qui fait peur”.
Il faut dire que si Minaku, Shadary et Kambere sont repartis de l’auditorat en hommes libres, ils sont par contre, bloqués la direction générale de migration (DGM) qui vient de les interdire de sortir du territoire national.
Cédric BEYA

