Kinshasa, 17 mars 2025- Malgré l’annulation de la participation de l’AFC/M23 aux discussions directes avec Kinshasa, le camp du pouvoir maintient sa disponibilité à répondre à l’invitation du président João Lourenço, mercredi 18 mars à Luanda.
La confirmation a été faite Tina Salama, porte-parole du Chef de l’État via la l’agence congolaise de presse.
“La délégation de la RDC répondra bel et bien à l’invitation du médiateur, le président Lourenço, à Luanda ce mardi”, a dit Tina Salama.
La présidence de l’angola confirme le début des discussions mardi 18 mars, mais aussi la présence de la délégation congolaise déjà en Angola.
Selon certaines indiscrétions, la délégation de Kinshasa pourrait plutôt être conduite Patrick Mutombo Kambila, ancien conseiller au ministère des Affaires Étrangères sous Kabila et ancien coordinateur adjoint du Mécanisme de Suivi de l’Accord d’Addis Abeba.
L’AFC/M23 motive sa décision de refus par les faits de sanctions successives imposées à ses membres dont celles de l’Union européenne annoncée ce lundi, à la veille des pourparlers.
“En prenant unilatéralement des sanctions contre les dirigeants de l’Alliance Fleuve Congo, l’Union Européenne s’inscrit dans une dynamique d’entrave à la résolution de la crise. Autant il y a un cessez-le-feu décrété, autant aucun camp ne peut poser d’actes ni bénéficier des décisions de nature à fragiliser l’autre partie au conflit. Cette attitude de la part de l’UE, qui s’apparente à une politique de deux poids deux mesures place l’AFC dans l’obligation de reconsidérer sa participation aux pourparlers de Luanda et ce, jusqu’à nouvel ordre”, a écrit Corneille Nangaa sur son compte X.
Cédric BEYA

