Kinshasa, 18 mars 2025 – L’humanité célèbre le 18 mars de chaque année, la journée mondiale du Travail social. Cette année au niveau national, elle est placée sous le thème : “La solidarité intergénérationnelle des congolais en temps de guerre”.
A l’occasion, la ministre congolaise des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale, Nathalie Aziza a salué l’expertise du corps des assistants sociaux dans la mobilisation et la mise en œuvre des stratégies essentielles pour défendre et protéger les droits des personnes en situations difficiles.
“Je tiens à cet effet à saluer la promptitude de l’ensemble des acteurs sociaux œuvrant en RDC pour leurs soutiens aux efforts d’accompagnement de vulnérables, particulièrement en cette période de guerre (…) Le travail social a vocation, dans la pluralité de ses missions, à accompagner chaque personne vers l’autonomie et vers l’exercice de sa citoyenneté”, a déclaré la ministre Nathalie Aziza.
Elle a aussi noté l’importance de poursuivre les efforts de modernisation de ce secteur, car dit-elle, chacun bénéficie directement ou par ses proches de l’accompagnement d’un travailleur social.
Face à l’agression rwandaise dans la partie Est de la RDC, la ministre des Affaires sociales annonce le déploiement des assistants sociaux dans les couloirs humanitaires en zones des conflits pour accompagner les personnes vulnérables et les orienter vers les services compétents pour leurs prises en charge.
“Lorsque les enfants, les jeunes et les personnes âgées sont exterminés tous les jours, nous ne pouvons rester silencieux. La problématique des déplacés de guerre, des victimes des violences et de viols et d’autres abus commis dans la guerre à l’Est est certes prioritaire. Mais n’oublions pas le lot des différents groupes vulnérables existants à savoir : les enfants de la rue, les personnes vivants avec handicap, les femmes en difficultés, les malades vulnérables, les kuluna ainsi que les personnes âgées marginalisés”, a-t-elle ajouté.
A ce jour, la RDC compte des millions de déplacés et des personnes en situations difficiles à la suite de l’insécurité perpétrée par le Rwanda et ses supplétifs du M23.
Riel LUKOMBO

