Mambasa, 19 Avril 2025- Il s’est observé depuis la chute de Goma, un afflux de déplacés dans la ville de Beni, devenue depuis quelques mois chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Cet afflux des déplacés dévoile l’incapacité des familles d’accueil à subvenir aux nombreux besoins de ces vulnérables fuyant les violences armées. Pour le moment, selon les témoignages des quelques déplacés, aucun soutien extérieur n’est prévu pour leur venir en aide, les laissant dépendants des initiatives locales.
Parmi les nombreux difficultés des déplacés, on retrouve le manque de logements, de nourriture et de soins médicaux. Cette situation est reconnue par certains acteurs humanitaires qui se sont exprimés sous anonymat. Ce dernier temps, on peut le constater, l’accès à l’eau potable et aux infrastructures sanitaires restent aussi une difficulté majeure qui expose les déplacés à d’énormes risques sanitaires.
Pour faire face à cette situation, les communautés locales se mobilisent déjà. C’est à l’exemple de l’église Kimbangu, qui joue un rôle crucial en offrant refuge et soutien aux déplacés. Dans un entretien avec nos confrères de la radio Oasis Congo Beni, le pasteur Paluku Mbaya, qui partage leur quotidien, révèle que l’église se débrouille pour leur donner à manger. Il regrette qu’il n’y a aucune aide extérieure.
Des difficultés persistent en dépit des efforts locaux
Dans la ville de Beni, malgré les efforts de l’église Kimbanguste et toute la communauté, la situation des déplacés reste critique. Certains manquent d’abris adéquats et dorment dans des espaces collectifs improvisés, souvent surchargés. L’accès aux soins médicaux est limité, et de nombreuses familles peinent à obtenir des médicaments essentiels. La crise affecte aussi les enfants, dont l’éducation est interrompue.
Cris de détresse
Le représentant des déplacés vivant dans la concession de l’église kimbangu exprime sa reconnaissance à tous ceux qui les soutiennent dans ce site. Cependant, il déplore le calvaire qu’ils traversent. Ainsi, il a demandé aux bonnes volontés de leur venir en aide.
Selon un cadre d’une ONG locale, l’urgence concerne avant tout l’appui alimentaire. “C’est le besoin le plus pressant. Dans la gestion, il n’y a pas vraiment de difficulté, tout dépend du financement disponible. Sans fonds, l’aide ne peut être assurée », précise-t-il, sous anonymat.
Pour le moment, la communauté de Beni, est appelée à envisager des initiatives locales pour atténuer cette crise. il s’agit des collectes alimentaires et des hébergements temporaires. Cependant, sans soutien externe, ces efforts resteront limités. Les déplacés de leur côté espèrent toujours une mobilisation des autorités et des organisations humanitaires pour éviter une crise encore plus grave.
Roger KAKULIRAHI

