Kinshasa, 21 mai 2025- Plusieurs habitants des appartements appartenant à l’État, situés dans la commune de la Gombe notamment dans le quartier Royal, sur les avenues Lubefu, Ekumu, Likasi, Kauka et Kwangu — accusent le ministre de l’Urbanisme et Habitat, Chrispin Mbadu, de spoliation de biens publics.
Alors que la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale est imminente, le ministre se serait précipité pour désaffecter plusieurs immeubles résidentiels de l’État, dans le but présumé de les revendre à des proches, notamment à des ressortissants indo-pakistanais. Ces biens seraient aujourd’hui requalifiés en « appartements administratifs », ouvrant la voie à leur mise en vente.
La décision est appuyée par un arrêté ministériel du 12 mai 2025, que le ministère a détaillé dans un communiqué
“Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Urbanisme et Habitat a signé l’Arrêté Ministériel n°032/CAB/MIN-UH/CMP/MHN/2025 du 12 mai 2025 portant approbation du plan de situation d’une zone administrative et touristique dans la commune de la Gombe, ville-province de Kinshasa. Cet acte institue une zone administrative et touristique sur une étendue de 7 ha 47 entourant le monument de l’Unité nationale situé à la Place « Royal ». Elle est délimitée au nord par le boulevard du 30 Juin, au sud par les avenues Muene Ditu et Kauka, à l’est par les avenues Kauka et Likasi, et à l’ouest par l’avenue Kwangu. Toute occupation du sol à usage autre qu’administratif ou touristique y est interdite, à l’exception de l’occupation commerciale ayant un lien avec ces usages, et uniquement après obtention de l’avis urbanistique de l’autorité compétente”, lit-on dans ce document.
Face à cette situation, les habitants s’indignent et appellent à l’intervention urgente de la Première ministre et du Président de la République, pour empêcher ce qu’ils considèrent comme une vente illégale et précipitée du patrimoine public. Ils appellent le ministre à se ressaisir et à œuvrer pour la protection des biens de l’État au lieu de servir des intérêts privés.
La rédaction

