Beni, 26 mai 2025- En réponse aux récentes déclarations de l’ancien président Joseph Kabila, Miguel Kashal, directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), a dénoncé la gestion opaque du secteur sous les précédents régimes.
“La sous-traitance était jadis l’apanage de l’ancien président Kabila et de sa famille, qui en avaient fait leur chasse gardée”, a-t-il déclaré, évoquant des contrats signés à l’étranger et des fonds transférés vers des comptes offshore, citant notamment les révélations des Panama Papers en 2016.
Selon Miguel Kashal, le secteur a été ouvert et assaini grâce à la volonté politique du président Félix Tshisekedi. “Les appels d’offres sont désormais publiés sur le site officiel de l’État congolais, afin de garantir l’égalité des chances à tous les entrepreneurs congolais, qu’ils soient de l’intérieur ou de la diaspora”, a-t-il précisé.
Il affirme que les résultats sont déjà visibles : un rapport partiel de 2024 indique que plus de deux milliards de dollars, qui échappaient autrefois au circuit financier national, bénéficient désormais aux entreprises locales.
Réagissant aux critiques de Joseph Kabila, qui s’est récemment présenté comme défenseur des jeunes entrepreneurs, Miguel Kashal est direct : « Il peut nous dire, pendant ses 18 ans au pouvoir, combien de jeunes ont signé des contrats de plusieurs millions comme c’est le cas aujourd’hui ?”
Il conclut en soulignant l’importance des réformes en cours, notamment l’instauration d’un contrôle rigoureux sur l’exécution des marchés publics. “Pour la première fois, un encadrement strict est mis en place pour promouvoir davantage d’entreprises à capitaux majoritairement congolais”, assure-t-il.
Magloire TSONGO

