Beni, 27 Mai 2025 – Le Gouvernement congolais a officiellement lancé un nouveau passeport biométrique, désormais conforme aux standards internationaux. Ce document modernisé s’inscrit dans le vaste programme de digitalisation des services publics, tel que prévu par le plan d’action du gouvernement 2024-2028 impulsé par le président Félix-Antoine Tshisekedi.
Selon un document publié par le Ministère des affaires étrangères, ce nouveau passeport répond à une double exigence notamment renforcer la sécurité des documents de voyage et simplifier leur délivrance.
À la tête de cette réforme, la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a souligné que ce projet n’est pas une initiative de circonstance, mais une anticipation stratégique face à l’évolution des normes internationales. “Ce passeport respecte les exigences de l’OACI, garantissant la libre circulation de nos citoyens tout en protégeant leurs données personnelles”, a-t-elle affirmé.
Le nouveau passeport congolais intègre en effet des dispositifs technologiques de pointe dont une puce RFID sans contact, une page de données en polycarbonate et des éléments de sécurité renforcés tels que des hologrammes et des filigranes. Il passe par ailleurs de 32 à 38 pages, offrant plus de commodité aux voyageurs réguliers.
Tout en rassurant les détenteurs du passeport actuel, encore valide jusqu’à sa date d’expiration, les autorités ont annoncé que les deux versions coexisteront jusqu’en 2030. Le Gouvernement entend ainsi assurer une transition progressive sans perturber les usagers des services consulaires.
La procédure de demande du nouveau document est désormais entièrement numérisée. À partir du 5 juin, les citoyens pourront effectuer leurs démarches en ligne via le portail www.passeport.gouv.cd. Des centres de capture modernes sont déjà opérationnels à Kinshasa, et leur déploiement dans les chefs-lieux des provinces est en cours.
Le coût du nouveau passeport a été fixé à 75 dollars, payables en espèces dans les agences de la banque Equity BCDC ou en ligne. Enfin, le ministère des Affaires étrangères a annoncé l’arrêt de la vente des anciens formulaires, tout en garantissant la prise en charge automatique des dossiers en cours.
Magloire TSONGO

