Kinshasa, 9 juin 2025- Le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi a donné des instructions fermes au Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, à celui de la Défense, ainsi qu’au Ministre de la Justice, de mobiliser de toute urgence les services compétents pour une réponse coordonnée, vigoureuse et durable face à la vague de braquages qui font rage ces derniers jours dans la Capitale.
Ce phénomène devenu presque quotidien et fait planer un climat d’insécurité sur la ville. Lors de sa récente communication, au conseil des ministres, le Président de la République a tiré la sonnette d’alarme et exigé des mesures immédiates et rigoureuses pour endiguer cette vague de criminalité.
Ces incidents surviennent en plein jour dans les quartiers résidentiels, sur les grands axes routiers, ainsi qu’à proximité de lieux très fréquentés tels que les supermarchés, les marchés et les établissements publics. L’un des cas les plus récents, survenu le vendredi 30 mai, a profondément choqué la population : des bandits armés, circulant à moto, ont attaqué des cambistes sur le site de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), tirant en l’air et semant la panique parmi les étudiants et le personnel.
Pour la riposte m, il a été décidé du renforcement de la présence sécuritaire sur l’ensemble du territoire urbain de Kinshasa ; des patrouilles intensifiées, notamment dans les zones à risque et durant les heures de pointe ; le déploiement massif de forces policières et militaires sur les grands axes et dans les zones commerciales ; le durcissement de la répression judiciaire, avec poursuites fermes contre les auteurs de ces actes de banditisme; la poursuite de l’opération Ndobo, destinée à traquer les délinquants ; l’organisation de procès publics afin de renforcer l’effet dissuasif, avec transfert des condamnés dans des établissements pénitentiaires éloignés de leur milieu d’origine pour briser les réseaux criminels.
Ce regain de violence urbaine représente un véritable défi pour les autorités, dont la capacité à assurer la sécurité des citoyens est mise à rude épreuve. De son côté, la population, quant à elle, attend des actes concrets et visibles pour retrouver la quiétude.
Cédric BEYA

