Kinshasa, 25 juin 2025- À peine six jours après sa création officielle, la Coalition de Gauche Congolaise (CGC) vient de franchir une étape importante dans sa structuration. Cette plateforme, issue du regroupement de plus d’une trentaine de partis et mouvements associatifs de gauche, a nommé Albert M’peti Biyombo au poste de vice-président national.
Cette désignation vise à renforcer l’équipe dirigeante aux côtés de Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président de la CGC, tout en confiant à M’peti la responsabilité d’assurer l’intérim en cas d’empêchement de ce dernier.
Un parcours exemplaire au service du pays
Albert M’peti Biyombo n’est pas une nouvelle figure dans les cercles politiques et économiques de la RDC. Titulaire de deux licences en économie et en sociologie de l’Université de la Sorbonne à Paris, il est également détenteur de maîtrises en sociologie et en sciences politiques.
Sa carrière débute en 1975 à la Société Nationale d’Assurance (SONAS), où il est le premier congolais à être formé en inspection générale des assurances en collaboration avec plusieurs compagnies européennes. Il gravit rapidement les échelons et occupe des fonctions de haut niveau, dont celle de Directeur représentant de la Compagnie Maritime Zaïroise en Europe, ainsi que coordonnateur Afrique de l’Ouest d’un groupe de transport allemand.
Sur le plan politique, Albert M’peti s’est illustré comme conseiller Afrique auprès de l’Internationale Démocratie Chrétienne et représentant du Parti Démocrate Social-Chrétien lors des dialogues intercongolais. Ces engagements lui ont valu le respect de ses pairs et une réputation d’homme de principes.
Une vision claire pour une gauche rénovée
À la vice-présidence de la CGC, Albert M’peti entend impulser une dynamique nouvelle, fondée sur des valeurs fortes : justice sociale, égalité des chances, solidarité nationale, souveraineté populaire et gouvernance responsable.
“La Coalition de la Gauche Congolaise se veut un moyen de rompre avec les antivaleurs”, déclare-t-il avec conviction.
Pour lui, la CGC ne se limite pas à une plateforme politique. Elle est appelée à devenir un mouvement citoyen capable de redonner espoir à une population souvent désabusée, en mettant l’humain au cœur des politiques publiques.
Avec l’arrivée d’Albert M’peti Biyombo dans son état-major, la CGC renforce considérablement sa crédibilité. Sa nomination apparaît comme une tentative sérieuse de repositionner la gauche sur l’échiquier politique congolais, en lui donnant un visage à la fois expérimenté et visionnaire.
Dans un contexte où les attentes citoyennes sont fortes, cette coalition pourrait incarner une alternative crédible, capable d’articuler revendications sociales et projet politique cohérent.
Cédric BEYA

