Kinshasa, 13 juillet 2025- Lors du Conseil des ministres tenu vendredi 11 juillet, à Kinshasa, le Président de la République est revenu sur la nécessité de rapprocher les services publics des administrés, en particulier à Kinshasa et dans les autres grandes villes du pays.
Le Chef de l’État a insisté sur le fait que “la bonne gouvernance exige une Administration publique accessible, réactive et équitablement répartie sur l’ensemble du territoire national”, lit-on dans le compte rendu.
Actuellement, la centralisation excessive des services administratifs dans les centres-villes contraint les citoyens à de longs et coûteux déplacements, causant embouteillages, surcharge des infrastructures, perte de temps et dégradation de la qualité de vie, notamment pour les habitants des communes périphériques. Cette configuration accentue les inégalités et alimente un sentiment d’exclusion vis-à-vis de l’administration.
Vers une Administration de proximité
Face à cette situation préoccupante, le Président de la République appelle à repenser l’organisation territoriale de l’Administration publique, dans l’optique de garantir une meilleure proximité, une efficacité accrue et une justice spatiale dans la répartition des services publics. Cette réforme s’inscrit dans l’esprit du Programme de Développement des 145 Territoires.
Deux mesures prioritaires ont été annoncées :
- L’activation effective des services publics dans chaque commune, afin de rapprocher l’administration des citoyens, décongestionner les centres urbains et alléger la pression sur les infrastructures existantes ;
- L’affectation, autant que possible, des agents publics dans leurs communes de résidence, pour optimiser leur temps de travail, réduire les coûts de transport et renforcer leur intégration sociale et communautaire.
Le Président de la République a chargé le Vice-Premier Ministre en charge de la Fonction Publique ainsi que le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation de piloter une étude de faisabilité, en concertation avec tous les ministères et services concernés. Cette étude vise à planifier l’opérationnalisation graduelle de la réforme, en commençant par la ville de Kinshasa, avant son extension progressive à d’autres grandes agglomérations du pays.
Un rapport d’étape est attendu dans un délai de 30 jours, marquant la volonté ferme du gouvernement de moderniser l’administration publique, renforcer la confiance des citoyens et bâtir un État plus proche, plus juste et plus efficace.
Cédric BEYA

