Kinshasa, 22 juillet 2025- Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, et le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ont animé un special briefing presse au Studio Maman Angebi de la RTNC, lundi 21 juillet 2025. La rencontre était axée sur la Déclaration de Principes de Doha, ses enjeux, ses grandes lignes et ses perspectives pour la paix à l’Est de la République démocratique du Congo.
À cette occasion, le patron de la territoriale a souligné que, pour le Gouvernement, la restauration de l’autorité de l’État, telle que stipulée dans la Déclaration signée entre Kinshasa et l’AFC/M23, passe par le rétablissement de l’administration publique dans les zones contrôlées par la rébellion. Il s’agit, selon lui, de réaffirmer la souveraineté de l’État et de garantir une gouvernance effective dans ces territoires.
Dans le cadre de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, le Vice-Premier ministre a également évoqué une relaxation progressive des détenus des deux parties, prévue dans un avenir proche. Côté congolais, les personnes concernées comprennent notamment des éléments des FARDC, des civils, des responsables de l’administration publique, ainsi que des acteurs politiques et défenseurs des droits humains. Il a précisé que cette liste n’est pas exhaustive.
De son côté, répondant aux questions de la presse sur la possibilité de mixage ou brassage des militaires de l’AFC/M23, le ministre Patrick Muyaya Katembwe s’est voulu clair. Il s’est référé au chapitre II de l’accord de paix, et particulièrement au point relatif à l’intégration conditionnelle dans les forces de sécurité.
“Toute intégration éventuelle des combattants dans les Forces Armées de la République démocratique du Congo et de la Police Nationale Congolaise s’effectue de manière rigoureuse, individualisée et confidentielle, au cas par cas, sur la base de critères clairs, y compris l’aptitude physique et morale, en particulier le respect et l’absence de violations graves du droit international humanitaire et la loyauté envers l’État et la population”.
Enfin, il a invité les journalistes congolais à vulgariser cet accord, afin d’en assurer une large compréhension au sein de l’opinion publique.
Cédric BEYA

