Bunia, 04 août 2025 – Le groupement de Bakaheku, situé dans la chefferie de Babila Babombi, territoire de Mambasa (province de l’Ituri), vit dans une insécurité totale sous le joug des miliciens. En l’absence d’autorité étatique, la population est soumise aux lois imposées par les groupes armés, notamment l’UPLC.
Les structures citoyennes locales, dont la Convention pour le respect des droits humains (CRDH), dénoncent régulièrement des violations graves : arrestations arbitraires, vols à main armée et autres exactions qui compromettent la sécurité des civils.
Selon la CRDH, huit jeunes ont été arrêtés arbitrairement dans la nuit de jeudi à vendredi dernier au village Ntamba par des éléments de l’UPLC venus du village voisin d’Ekatu, au nord-ouest de Biakato.
À ce jour, ces jeunes sont toujours détenus dans un cachot tenu par les miliciens. Leur libération est conditionnée au paiement d’une forte somme d’argent, révèle Rams Malikidogo, secrétaire de la CRDH.
Il lance un appel pressant aux autorités compétentes pour mettre fin à cette situation qu’il qualifie de système de rançonnement organisé à des fins d’enrichissement illégal.
Denis MUNGURIEK AN

