Kinshasa, 11 août 2025- Le Panel des experts de la société civile s’insurge contre ce qu’il qualifie de “procès injuste” visant le général-major Smith Gihanga, commandant de la 22ᵉ région militaire dans le Haut-Katanga.
Dans une déclaration rendue publique, son coordonnateur, Dieudonné Mushagalusa, a fustigé les accusations portées contre l’officier supérieur, jugées “mensongères” et liées à une prétendue cache d’armes retrouvée dans sa résidence officielle.
“On l’accuse de détenir une cache d’armes. Mais peut-on vraiment cacher des armes dans une résidence officielle ? Une perquisition a été effectuée chez lui en son absence. Les armes découvertes ont été présentées à la DEMIAP, mais, lors du procès, ce sont d’autres armes au nombre de 50 qui ont été présentées, et qui ne sont pas celles trouvées sur place. C’est une véritable confusion, un harcèlement, et une justice qui ne fonctionne pas selon les normes”, a dénoncé Mushagalusa.
Ce dernier a également rappelé que le général-major avait déjà été faussement accusé dans une affaire de vol de cathodes, pour un montant de 400 000 dollars.
“Lors de cette affaire, il avait été confronté, ici à Kinshasa, au gouverneur Kyabula, au ministre de l’Intérieur et à l’ANR. Les trois ont reconnu avoir détourné l’argent et ont confirmé que le général n’y était pour rien. Les fonds ont été remboursés par les voies convenues”, a-t-il ajouté.
Pour le coordonnateur du Panel, le général-major Gihanga est un officier “intègre et loyal”, rappelant qu’au cours de son mandat, le taux d’insécurité avait considérablement baissé dans cette province cuprifère.
La rédaction

