Kinshasa, 18 août 2025- Après près de trois ans d’arrêt, la compagnie aérienne Mwant Jet a repris, samedi 16 août, ses vols réguliers avec une première liaison commerciale entre Kinshasa et Kolwezi.

À bord, l’émotion était perceptible. Les passagers, pour la plupart fidèles de la compagnie, avaient conscience d’assister à un moment marquant.
“Pour la reprise des vols de Mwant Jet, je suis heureux d’être dans ce premier vol. Cela donne une émulation. Le pilote et l’équipage sont excellents. Nous voulons aussi que Mwant Jet reprenne ses vols de Lubumbashi–Kolwezi” a déclaré Maître Alain Mpemb, avocat congolais qui tenait à être du voyage.

Pour d’autres, c’est la qualité du service qui a marqué les esprits.
“Le service était très bon. Je dirais que tout est top : la prestance des hôtesses, les pilotes, les passagers et la qualité de l’appareil”, confie une passagère satisfaite.
Cette reprise n’est pas seulement technique, elle est aussi le fruit d’une longue lutte pour la survie de l’entreprise. Présent sur ce vol inaugural, Michaël Yav, associé et administrateur provisoire, souligne le chemin parcouru.

“Le vol s’est très bien passé. Les premiers clients sont satisfaits. Nous avons commencé par Kolwezi. Nous sommes de retour et toujours prêts à servir notre clientèle”, a-t-il indiqué.
Il rappelle que ce retour est intervenu malgré des difficultés judiciaires et financières.
“Nous remercions les autorités congolaises qui nous ont accompagnés. Et à notre clientèle, nous garantissons un service de qualité. Bientôt, en plus de Kolwezi, nous desservirons Isiro, Géména et le Grand Kasaï. L’objectif est de désenclaver certaines provinces”, a-t-il ajouté.
Pour la compagnie, cette reprise est une étape stratégique. Elle traduit la volonté de reconquérir le marché intérieur et de s’imposer à nouveau face à une concurrence accrue dans le transport aérien congolais.
“Bonjour Mesdames et Messieurs et bienvenue sur le vol de la compagnie Mwant Jet ce samedi 16 août…”, lançait une hôtesse au décollage, dans une annonce banale mais qui, ce jour-là, prenait une dimension particulière.
À l’atterrissage à Kolwezi, les passagers affichaient un même sentiment : celui d’avoir participé à une page de l’histoire d’une compagnie qui entend désormais retrouver sa place dans le ciel congolais.
Cédric BEYA

