Kinshasa, 5 septembre 2025- La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a annoncé jeudi 4 septembre, aux côtés de son collègue de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, une réforme majeure visant à mettre un terme à l’encadrement des élèves du primaire par des diplômés d’État (D6).
Cette mesure s’inscrit dans le cadre du plan quinquennal 2024-2029, qui ambitionne de faire de l’éducation le véritable socle du développement du pays.
“Vous savez qu’aujourd’hui quand quelqu’un est diplômé d’État, il peut donner cours au primaire. Ceci doit s’arrêter. Il faut en réalité qu’il puisse avoir au moins 3 ans après l’examen d’état, un diplôme équivalent du supérieur pour qu’il puisse aller donner cours dans nos écoles primaires. On a fait cette réforme des humanités pédagogiques. Et on est en train d’ailleurs de construire les premiers instituts de formation des maîtres qui sont d’ailleurs basés sur ça. On agit sur la formation initiale de nos enseignants”, a expliqué la ministre.
En plus de la formation initiale, elle a évoqué le développement d’une plateforme d’enseignement à distance destinée à la formation continue des enseignants déjà en fonction.
La ministre a également insisté sur le rôle crucial des inspecteurs dans l’amélioration de la qualité de l’éducation. Pour cela, un concours de recrutement sera lancé cette année afin de renforcer l’Inspection générale en ressources humaines qualifiées.
“Nous allons former des inspecteurs qui ne seront plus des policiers, mais de véritables coachs et accompagnateurs pédagogiques, capables de soutenir et d’évaluer les enseignants pour une amélioration progressive”, a-t-elle précisé.
Le plan quinquennal 2024-2029 se décline en cinq axes :
-investissement dans la formation des enseignants et inspecteurs,
-intégration des TIC dans l’éducation,
-renforcement de l’administration scolaire,
-promotion du travail en équipe,
-consolidation du dialogue avec les parties prenantes.
Parmi les actions prioritaires de cette année figurent également la construction de nouvelles salles de classe au primaire et au secondaire, la réforme des programmes scolaires, le renforcement de la gouvernance et la promotion de la nouvelle citoyenneté.
Cédric BEYA

