Mambasa, 15 octobre 2025- L’administration urbaine de Béni intensifie la lutte contre les pratiques monétaires illégales qui déstabilisent le marché local. Constatant la persistance du taux de change parallèle dans plusieurs points de vente de la ville, le maire, le commissaire supérieur principal Jacob Nyofondo Te-Kodale, a pris des mesures fermes pour rétablir l’ordre et la transparence dans les transactions commerciales.
Dans un communiqué officiel rendu public ce mercredi, l’autorité urbaine interdit formellement à tout opérateur économique d’appliquer un taux de change différent de celui fixé par la Banque Centrale du Congo (BCC). Cette décision concerne l’ensemble des structures commerciales de la ville : boutiques, marchés, supermarchés, pharmacies et stations-service. Les opérateurs sont désormais tenus d’afficher clairement leurs prix en francs congolais, conformément au taux officiel communiqué par la BCC.
Selon la mairie, cette initiative vise à protéger le pouvoir d’achat des habitants et à favoriser la stabilité économique de la ville, mise à mal par la spéculation et les variations incontrôlées du taux de change. L’autorité urbaine estime qu’une telle mesure permettra d’uniformiser les pratiques commerciales et de restaurer la confiance entre vendeurs et consommateurs.
Le maire de Beni appelle également la Banque Centrale du Congo à publier chaque jour le taux officiel du franc congolais face aux principales devises. Cette diffusion régulière, facilitée par les médias locaux, devrait permettre une meilleure information du public et réduire les marges de manœuvre des spéculateurs.
Pour garantir l’application effective de la mesure, la mairie annonce le déploiement d’équipes de contrôle dans différents quartiers de la ville. Ces agents auront pour mission de s’assurer que tous les opérateurs respectent le taux officiel et affichent leurs prix en conséquence. En cas de non-conformité, des sanctions légales sont prévues à l’encontre des contrevenants.
Cette décision intervient dans un contexte économique difficile marqué par la dépréciation du franc congolais et la hausse généralisée des prix des produits de première nécessité. Les autorités locales espèrent ainsi contribuer à ralentir la spirale inflationniste et à rétablir un climat de confiance au sein du secteur économique de Béni.
Roger KAKULIRAHI

