Kinshasa, 29 octobre 2025- Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement salué la nomination des membres de la Commission d’enquête indépendante sur la situation des droits de l’homme dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, une initiative du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.
L’annonce a été faite le 27 octobre 2025 par l’Ambassadeur Jürg Lauber, Président du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Cette commission sera composée de trois personnalités reconnues pour leur expertise : M. Arnauld Akodjenou (Bénin), Mme Maxine Marcus (Allemagne/États-Unis) et M. Clément Nyaletsossi Voule (Togo).
Leur nomination s’inscrit dans le cadre de la résolution S-37/1 du 7 février 2025, adoptée lors d’une session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme consacrée à la situation dans l’Est de la RDC, et confirmée par la résolution 60/22 du 7 octobre 2025, qui en a précisé les modalités. Leur mission : établir les faits et responsabilités relatifs aux violations graves des droits humains et du droit international humanitaire, dans un contexte marqué par une agression armée persistante et de multiples atteintes contre les populations civiles.
Dans son communiqué, le Gouvernement congolais a exprimé son plein soutien à cette initiative internationale, saluant un pas important vers la recherche de la vérité et la lutte contre l’impunité.
“La poursuite des auteurs et commanditaires de ces crimes constitue une exigence de justice et un impératif de lutte contre l’impunité”, souligne le texte.
Kinshasa se dit prête à coopérer pleinement avec la Commission, dans le respect de la législation nationale et des engagements internationaux du pays. Cette coopération, précise le Gouvernement, traduit la volonté de la RDC de faire triompher la vérité et de garantir la justice pour toutes les victimes des violences dans l’Est.
Le Gouvernement encourage la Commission à se rendre sur le terrain dès que possible, afin de documenter les faits au plus près des réalités vécues par les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régions durement touchées par les combats et les exactions.
“Le Gouvernement encourage la Commission à se rendre sur le terrain dès que possible, conformément aux prescriptions du Conseil des droits de l’homme, afin de documenter les faits au plus près des réalités subies par les populations civiles”, précise le communiqué.
Enfin, la République démocratique du Congo a adressé ses remerciements au Conseil des droits de l’homme pour son engagement continu en faveur de la protection des droits humains, estimant que cette démarche contribuera à la restauration durable de la paix, de la justice et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
“La vérité historique, la justice et la paix sont indissociables”, rappelle le communiqué, qui salue l’appui de la communauté internationale dans la quête de ces valeurs fondamentales.
La mise en place de cette Commission d’enquête marque une étape décisive dans la reconnaissance internationale des souffrances vécues par les civils congolais. Pour la RDC, il s’agit d’un signal fort en faveur de la transparence, de la vérité et de la responsabilité, dans une région qui aspire à tourner la page de la guerre pour bâtir un avenir de paix et de dignité.

