Kinshasa, 18 janvier 2026- Ils ont quitté leurs maisons, leurs villages, leurs écoles… et parfois des proches. Plus de 330 000 Congolais ont fui vers le Burundi et la Tanzanie pour échapper aux combats et aux attaques en RDC. Parmi eux, des dizaines de milliers d’enfants qui voient leur scolarité interrompue et des familles entières contraintes de vivre dans des conditions insalubres.
La ministre d’État en charge des affaires sociales et humanitaires, Eve Bazaiba, qui s’est rendue sur place avec une délégation gouvernementale, décrit une situation “désolante” : camps surpeuplés, maladies qui se propagent, pénuries de nourriture et de médicaments.
Au Burundi, le camp de Busuma héberge plus de 67 000 réfugiés, dont 30 000 enfants. En Tanzanie, ce sont près de 87 000 Congolais qui attendent de l’aide, dont la moitié sont des enfants.
« Ce n’est pas la pauvreté qui les a poussés à fuir, mais l’agression rwandaise”, a dénoncé Eve Bazaiba au cours d’un breifieng presse organisé samedi 17 janvier aux côtés de son collègue de la communication au studio Maman Angebi de la RTNC, à Kinshasa.
Et d’ajouter : “Des hommes, des femmes et des enfants vivent une rupture totale avec leur vie normale, leurs études et leur sécurité”.
Face à cette crise, la RDC est intervenue avec des vivres, des médicaments et des produits de première nécessité, devenant le principal donateur après que certains organismes internationaux ont réduit leur assistance. Mais la situation reste critique : choléra, rougeole, violences sexuelles, maladies chroniques… les besoins sont immenses et urgents.
Cette tragédie humanitaire rappelle que derrière les chiffres, ce sont des vies brisées et des familles en détresse.
La ministre appelle la communauté internationale à ne pas détourner le regard et à soutenir les réfugiés congolais dans leur exil forcé.

