Kinshasa, 21 janvier 2026- Dans le cadre des efforts du gouvernement congolais visant à doter le pays d’un instrument juridique encadrant les interventions humanitaires, ONU Femmes a organisé, mercredi 21 janvier, un atelier consacré à l’intégration de la dimension genre dans l’avant-projet de loi sur l’action humanitaire en République démocratique du Congo.
L’activité a été ouverte par le Secrétaire général au ministère des Affaires sociales et Actions humanitaires.

Jacques Bokele a reconnu que, bien que tout le monde puisse être affecté par une catastrophe, les femmes et les filles sont souvent les plus vulnérables et parfois ignorées, en particulier celles victimes des violences basées sur le genre.
Il a toutefois réaffirmé la détermination du gouvernement congolais à faire de l’égalité de genre une pierre angulaire de l’action humanitaire.
“Nous garantissons que chaque programme humanitaire sera conçu et évalué à travers une analyse sensible au genre, afin que personne ne soit laissé pour compte”, a-t-il rassuré.
Dans cette optique, il a souligné que la RDC entend bâtir, à travers cette loi, un véritable instrument de protection mais aussi d’autonomisation, qui devra ouvrir des espaces de participation pour les femmes au sein des instances de prise de décision.
De son côté, Catherine Ondimba, directrice adjointe d’ONU Femmes en RDC, a précisé que cet atelier ne constituait pas une activité parallèle au processus législatif en cours.
“Le processus a déjà commencé et plusieurs acteurs sont impliqués dans la conception de cette loi. Il ne s’agit donc pas d’un processus parallèle au travail technique déjà engagé. Tant que la loi n’a pas encore quitté le ministère des Actions humanitaires, nous estimons qu’il est encore possible d’apporter nos contributions avec les différents acteurs. Ce que nous faisons ici est une contribution au travail en cours, en tant que techniciens du système des Nations unies et praticiennes de terrain”, a-t-elle expliqué.
Dans la même lancée, elle a indiqué que, faute de moyens suffisants, des consultations élargies n’ont pas pu être menées auprès des partenaires provinciaux, lesquelles auraient permis de recueillir des contributions encore plus pertinentes.
Il convient de noter que la RDC fait face à une grave crise sécuritaire dans sa partie Est sans oublier l’Ouest. Les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri et du Tanganyika, Mai-Ndombe sont le théâtre d’activités de groupes armés nationaux et étrangers, une situation qui a engendré plus de milliers de déplacés internes et de réfugiés.
Face à cette crise humanitaire, la ministre des Affaires sociales et Actions humanitaires a récemment effectué une mission en Tanzanie et au Burundi afin d’apporter une assistance aux milliers de familles congolaises en situation de détresse.
Cédric BEYA

