Bunia, le 27 janvier 2026 – Une vive psychose s’est emparée des populations d’Otomaber, dans le territoire d’Irumu, après la découverte d’engins explosifs artisanaux placés sur plusieurs corps de civils tués lors des récentes attaques attribuées aux rebelles ADF, dans les localités d’Apakolo, Apanza et Mangwaalo.
Selon des informations recueillies sur place, les corps auraient été piégés avant le retrait des assaillants, dans le but de provoquer de nouvelles pertes humaines parmi les civils tentant de récupérer les dépouilles de leurs proches pour l’enterrement.
La macabre découverte a été faite ce mardi 27 janvier 2026 à Apakolo par un groupe de jeunes, membres des familles des victimes, alors qu’ils s’apprêtaient à procéder à la récupération et à l’inhumation des corps. C’est au cours de cette opération improvisée que des engins explosifs artisanaux ont été identifiés sur certains cadavres, provoquant panique et désarroi au sein de la communauté.
À ce jour, onze (11) corps ont déjà été récupérés, tandis qu’une vingtaine d’autres restent encore sur les lieux, dans un état avancé de décomposition, faute de conditions sécuritaires adéquates permettant leur évacuation.
Face à cette situation alarmante, la population lance un appel pressant aux services de sécurité et aux équipes spécialisées en déminage, afin qu’ils interviennent en urgence pour sécuriser la zone, neutraliser les engins explosifs et permettre un enterrement digne et sécurisé des plus de vingt-cinq (25) personnes abattues par les ADF aux premières heures de la matinée du lundi 26 janvier 2026.
En attendant une intervention officielle, les habitants sont appelés à la plus grande prudence et invités à éviter tout contact avec les corps ou objets suspects, afin de prévenir d’éventuels drames supplémentaires.
Denis MUNGURIEK AN

