Kinshasa, 14 février 2026- En marge du 39ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, le président congolais Félix Tshisekedi a plaidé, vendredi à Addis-Abeba, pour un appui “technique et crédible” de la MONUSCO afin d’assurer l’opérationnalisation effective du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu en République démocratique du Congo.
Au cours de son entretien avec le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le chef de l’État a mis en avant “l’urgence de passer des exhortations aux actes”, soulignant la nécessité de garantir le respect strict du droit international et des engagements pris dans les cadres régionaux et internationaux.
Selon la Présidence congolaise, les échanges ont également porté sur l“ excellente coopération” entre Kinshasa et l’ONU, la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs ainsi que le rôle accru de la RDC en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Félix Tshisekedi a insisté sur la mise en œuvre concrète de la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité, qui autorise la MONUSCO à soutenir un cessez-le-feu permanent, notamment à travers un appui technique et logistique à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs dans le cadre du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+).
De son côté, António Guterres a réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner “l’architecture de cessez-le-feu établie”, tout en saluant l’entrée de la RDC au Conseil de sécurité et sa volonté de promouvoir “un multilatéralisme juste et efficace”.
Sur le terrain, la cheffe par intérim de la MONUSCO, Vivian van de Perre, s’est rendue à Goma pour soutenir les préparatifs liés au suivi et à la vérification du cessez-le-feu. Il s’agit de la première arrivée aérienne depuis l’interruption prolongée de l’accès à la ville en janvier 2025, selon la mission onusienne.
Une première équipe de Casques bleus doit par ailleurs être déployée à Uvira, dans le Sud-Kivu, afin d’appuyer le mécanisme de surveillance. La MONUSCO précise toutefois que ce déploiement reste limité et strictement encadré, sans constituer un retour durable dans la province qu’elle avait quittée en juin 2024.
À ce jour, les forces onusiennes demeurent principalement déployées en Ituri et au Nord-Kivu, dans un contexte sécuritaire toujours fragile.

